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Développées en Australie et en Nouvelle Zélande puis utilisées dans le monde depuis une vingtaine d’années, les Pratiques narratives n’ont réellement fait leur apparition en France que depuis 2004. 

La démarche narrative est issue des approches collaboratives qui considèrent que “le client est celui qui sait” et du constructionnisme social qui considère que les valeurs, les croyances, les institutions, les coutumes, les étiquettes, les lois, etc…sont coconstruites par les membres d’une culture, par leur interaction entre eux de génération en génération, et de jour en jour, ce qui est bien sûr également valable pour l’entreprise.

Ainsi, cette démarche organise le monde de l’expérience  en terme d’histoire et de sens.

Les idées forces de la démarche narrative sont construites autour de notre représentation de la réalité qui est codée par des récits ou histoires, impliquant des choix narratifs qui, insidieusement,viennent “épaissir” certaines croyances et en disqualifient d’autres.

Ceci s’applique particulièrement à notre identité, notion abstraite composée de l’ensemble des savoirs nous concernant et stockés sous forme de “géographie narrative”:

– La géographie narrative a ses autoroutes c’est à dire les histoires souvent racontées et admises comme « vraies » et qui dès lors deviennent « dominantes ».
– La géographie narrative a aussi ses petits chemins vicinaux qui sont les histoires négligées, peu racontées et peu alimentées, alors qu’elles constituent souvent des ressources essentielles pour donner un sens différent à nos problèmes et acquérir un pouvoir différent sur notre vie.

Les praticiens narratifs s’emploient à détacher l’emprise des histoires qui nous enferment et nous briment en les externalisant, de façon à favoriser le développement d’autres récits alternatifs, porteurs de nouvelles possibilités, qui ont été négligés.

Il n’y a pas de recherche d’une « résolution » des problèmes, mais plutôt une compréhension nouvelle et une renégociation du sens qui aboutit à la “dissolution” du problème.

La personne, ou le groupe, se reconnecte à ses “fondamentaux” : valeurs, espoirs, principes, engagements, ce qui permet de « donner de l’épaisseur » à une nouvelle histoire.

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